Vice, c'est d'abord un ton ; drôle, enlevé, détaché.
Une approche décomplexée du journalisme.
C'est une aventure où tout est "cool" , ce qui peut être énervant et sembler superficiel.
Mais Vice, c'est aussi des reportages "différents" autant dans leur spécificité que dans leur traitement.
Il pourrait, par certains aspects, rappeler le journal Actuel
car ses intervenants abordent les thèmes les plus divers sans aucun tabou, qu'ils soient légers ou douloureux (tatouages, drogues, mode, manifestation de l'Action Française, la vie en Corée du Nord, la vaginoplastie, les travestis en Indonésie...). Le terrain est souvent glissant mais l'approche est rafraîchissante tout en restant sérieuse.
Dans ce numéro de l'Enfant-Dragon, il est question d'exorcisme, de truands au Kenya, de la banque de sperme Cryos qui refuse les donneurs roux mais aussi de la mode au Cambodge et du cinéaste Bruno Dumont...
Chaque sujet est présenté à la bonne franquette (malgré un vrai travail de préparation, d'écriture et de découpage) : on est en famille, entre potes. On navigue dans les marges avec décontraction.
Et on retrouve également des critiques de films, de disques et de livres, quelques pages dessinées et de nombreuses photos.
Mensuel et gratuit, il n'est malheureusement pas évident à trouver en dehors des grandes villes (pour la version française).
Mais ne pleurez pas, leur site Internet reprend tout ou partie de leurs reportages en texte, images et vidéos : une façon de vérifier que leurs collaborateurs et -trices n'ont pas froid aux yeux.
Vice, volume 6 numéro 2, février 2012. Illustration de couverture : David Choe.
- Monsieur -
Petites fiches de lecture pour partager nos coups de coeur et découvertes littéraires.
Affichage des articles dont le libellé est revue. Afficher tous les articles
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dimanche 12 février 2012
mardi 6 septembre 2011
Causette 16
" Le magazine plus féminin du cerveau que du capiton. "
C'était en mars 2009. Le ton était donné !
L'accroche avait de quoi surprendre dans le paysage bien morne de la presse francophone.
Nous avons pourtant attendu septembre 2011 pour nous laisser tenter.
Bien nous a pris de passer le pas !
Causette a du chien !
Est-elle une revue féministe ?
Ne vous attendez pas à lire une revue pour ménagère ou midinette (selon certains critères publicitaires et masculins) ni une revue pour féministes émasculatrices. Si Causette se positionne comme journal à destination d'un lectorat en majorité féminin, elle sait mettre les garçons à l'aise en multipliant les clins d'oeil appuyés et complices. Causette se joue des codes.
Quant aux sujets traités, ils sont universels avec des prises de position affirmées et revendiquées. C'est d'ailleurs, cette empathie, cette compassion réfléchie qui allège la lecture d'une partie des articles : il y a, malgré tous les malheurs du Monde, une confiance, un optimisme rassurant... un truc très... "maternel".
Le ton est direct et la lecture en est d'autant plus rapide et agréable. Alternant sujets graves et légers, Causette distille des informations avec brièveté et humour.
Dans son numéro de septembre, elle n'hésite pas non plus à égratigner les fiers-à-bras (David Douillet en tête) et autres personnages peu recommandables.
Entre deux articles "people", on peut lire un sujet sur la maternité des Lilas ; sujet qui permet d'évoquer les problèmes d'une gestion froidement comptable de la Santé.
On s'attarde mais sans s’appesantir sur les sociétés de sécurité privées, Sihem Souid et son livre sur la police, les "sœurs" musulmanes en Égypte, les footballeuses sans papiers...
Plus loin, un article sur la vente des femmes en Angleterre en surprendra plus d'un(e). L'époque (du XVII au XIXème siècle) est heureusement révolue.
S'ensuit un dossier qui cerne avec beaucoup de finesse et de générosité l'assistanat sexuel aux handicapés. De nombreux points de vue y sont présentés sans jugement ni tabou, avec une neutralité exemplaire. Et comme pour la plupart des articles, une sélection de livres et d'adresses est proposée en complément.
Nous refermons Causette après un survol de l'actualité culturelle et des critiques plutôt rafraîchissantes.
On se regarde :
" Alors ? "
On y regoûte le mois prochain !
Causette numéro 16, septembre 2011.
Photo de couverture : Christophe Meireis. Modèle : Céline Toutain.
- Monsieur (avec l'approbation de Madame ) -
C'était en mars 2009. Le ton était donné !
L'accroche avait de quoi surprendre dans le paysage bien morne de la presse francophone.
Nous avons pourtant attendu septembre 2011 pour nous laisser tenter.
Bien nous a pris de passer le pas !
Causette a du chien !
Est-elle une revue féministe ?
Ne vous attendez pas à lire une revue pour ménagère ou midinette (selon certains critères publicitaires et masculins) ni une revue pour féministes émasculatrices. Si Causette se positionne comme journal à destination d'un lectorat en majorité féminin, elle sait mettre les garçons à l'aise en multipliant les clins d'oeil appuyés et complices. Causette se joue des codes.
Quant aux sujets traités, ils sont universels avec des prises de position affirmées et revendiquées. C'est d'ailleurs, cette empathie, cette compassion réfléchie qui allège la lecture d'une partie des articles : il y a, malgré tous les malheurs du Monde, une confiance, un optimisme rassurant... un truc très... "maternel".
Le ton est direct et la lecture en est d'autant plus rapide et agréable. Alternant sujets graves et légers, Causette distille des informations avec brièveté et humour.
Dans son numéro de septembre, elle n'hésite pas non plus à égratigner les fiers-à-bras (David Douillet en tête) et autres personnages peu recommandables.
Entre deux articles "people", on peut lire un sujet sur la maternité des Lilas ; sujet qui permet d'évoquer les problèmes d'une gestion froidement comptable de la Santé.
On s'attarde mais sans s’appesantir sur les sociétés de sécurité privées, Sihem Souid et son livre sur la police, les "sœurs" musulmanes en Égypte, les footballeuses sans papiers...
Plus loin, un article sur la vente des femmes en Angleterre en surprendra plus d'un(e). L'époque (du XVII au XIXème siècle) est heureusement révolue.
S'ensuit un dossier qui cerne avec beaucoup de finesse et de générosité l'assistanat sexuel aux handicapés. De nombreux points de vue y sont présentés sans jugement ni tabou, avec une neutralité exemplaire. Et comme pour la plupart des articles, une sélection de livres et d'adresses est proposée en complément.
Nous refermons Causette après un survol de l'actualité culturelle et des critiques plutôt rafraîchissantes.
On se regarde :
" Alors ? "
On y regoûte le mois prochain !
Causette numéro 16, septembre 2011.
Photo de couverture : Christophe Meireis. Modèle : Céline Toutain.
- Monsieur (avec l'approbation de Madame ) -
mardi 1 mars 2011
Polka magazine 12
Polka est un magazine de photojournalisme.
De la photo pour écrire l'Histoire, pour sentir une époque, pour écrire les mots.
De la photographie humaniste, intense, réaliste.
Une photographie - témoignage.
Polka est un magazine où la photographie a un sens et le photographe une présence.
Polka, par certains aspects, peut rappeler la grande époque de Paris-Match où des sujets légers côtoyaient des articles plus difficiles tout en privilégiant l'image.
Dans ce numéro de printemps, nous passons ainsi de la découverte d'un peintre pakistanais, Iqbal Hussain, dont les tableaux de femmes sont controversés (ses modèles sont des prostituées non voilées) à un "reportage qui accuse" (ou comment la photo prise par Ed Ou de deux enfants soldats en Somalie va provoquer un scandale aux États-Unis) .
S'ensuit un article consacré à Marc Ribout, sa poésie, sa compassion et la tendresse de son regard.
Polka aborde ensuite la révolution du Monde arabe.
Bien que les choses évoluent rapidement, ce dossier reste d'actualité pour mieux comprendre (accompagner) ces mouvements de masse et éviter le "clash des civilisations".
À cet égard, l'éditorial d'Alain Genestar est justement critique par rapport à nos gouvernements occidentaux.
Un émouvant hommage est également rendu à Mohamed Bouazizi, le vendeur tunisien qui s'est immolé le 17 décembre 2010 pour protester contre les injustices dont il était victime (par Abdellah Taïa) .
Nous voyageons encore : des lycées français de Kaboul en Afghanistan (Esteqlal, Malalaï) à Haïti où, malgré les déclarations de la communauté internationale, rien ne change.
Nous passons d'un témoignage sur la pauvreté en France à un reportage étonnant sur les cavaliers noirs d'un ghetto de Philadelphie et poursuivons notre lecture sur les pas de Pina Bausch pour continuer avec un hommage à Oscar Niemeyer, l'un des bâtisseurs de Brasillia et architecte du siège du parti communiste français à Paris.
Quelques pages à chaque fois qui suscitent la curiosité, interpellent ou émeuvent.
Particulièrement riche et dense dans les thèmes abordés, ce numéro de printemps 2011 se termine avec des extraits du livre de Stéphane Hessel, Indignez-vous ! , tout un programme !
Polka est un magazine trimestriel mais aussi une galerie.
Directeur de la publication : Alain Genestar.
Projet familial lancé par Edouard et Adélie Genestar.
- Monsieur -
De la photo pour écrire l'Histoire, pour sentir une époque, pour écrire les mots.
De la photographie humaniste, intense, réaliste.
Une photographie - témoignage.
Polka est un magazine où la photographie a un sens et le photographe une présence.
Polka, par certains aspects, peut rappeler la grande époque de Paris-Match où des sujets légers côtoyaient des articles plus difficiles tout en privilégiant l'image.
Dans ce numéro de printemps, nous passons ainsi de la découverte d'un peintre pakistanais, Iqbal Hussain, dont les tableaux de femmes sont controversés (ses modèles sont des prostituées non voilées) à un "reportage qui accuse" (ou comment la photo prise par Ed Ou de deux enfants soldats en Somalie va provoquer un scandale aux États-Unis) .
S'ensuit un article consacré à Marc Ribout, sa poésie, sa compassion et la tendresse de son regard.
Polka aborde ensuite la révolution du Monde arabe.
Bien que les choses évoluent rapidement, ce dossier reste d'actualité pour mieux comprendre (accompagner) ces mouvements de masse et éviter le "clash des civilisations".
À cet égard, l'éditorial d'Alain Genestar est justement critique par rapport à nos gouvernements occidentaux.
Un émouvant hommage est également rendu à Mohamed Bouazizi, le vendeur tunisien qui s'est immolé le 17 décembre 2010 pour protester contre les injustices dont il était victime (par Abdellah Taïa) .
Nous voyageons encore : des lycées français de Kaboul en Afghanistan (Esteqlal, Malalaï) à Haïti où, malgré les déclarations de la communauté internationale, rien ne change.
Nous passons d'un témoignage sur la pauvreté en France à un reportage étonnant sur les cavaliers noirs d'un ghetto de Philadelphie et poursuivons notre lecture sur les pas de Pina Bausch pour continuer avec un hommage à Oscar Niemeyer, l'un des bâtisseurs de Brasillia et architecte du siège du parti communiste français à Paris.
Quelques pages à chaque fois qui suscitent la curiosité, interpellent ou émeuvent.
Particulièrement riche et dense dans les thèmes abordés, ce numéro de printemps 2011 se termine avec des extraits du livre de Stéphane Hessel, Indignez-vous ! , tout un programme !
Polka est un magazine trimestriel mais aussi une galerie.
Directeur de la publication : Alain Genestar.
Projet familial lancé par Edouard et Adélie Genestar.
- Monsieur -
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photographies,
Polka,
revue
vendredi 4 février 2011
Edwarda - n°4 - Madame
Michel Surya : " L'érotique penche du côté d'un autre genre. D'un genre qui est ancien et qui n'appartient pas à la littérature. Qui appartient, tout près, à la peinture : La vanité. Pure cérébralité, donc. Tout le contraire de ce qu'on croit, donc. "
Belle, hivernale, infiniment belle.
Une courbe, un regard, une envie de caresse.Madame est arrivée
si belle et émouvante...
Edwarda nous la présente très bien,
avec des mots superbes et des photos de même.
Un vrai beau travail,
tant au niveau du contenu que de la présentation,
dont on avait aimé parler.
Madame,
vous êtes la femme sans âge et sans attache,
inaccessible, insaisissable et désirable.
Madame.
Une envie de pleurer,
un trop plein d'émotions - littéraires, amoureuses - me submerge.
D'homme, je redeviens fragile.
Madame est une image, une histoire racontée.
C'est les souvenirs d'enfance à l'orée de la vie.
C'est des rêves de lumière qui redressent vos épaules,
une illumination.
Edwarda nous la conte, vous raconte, intensément, si bien,
nous livre des photos.
Le frôlement des yeux...
La beauté des modèles - sublimes et sublimées -
merveilleuses, intouchables.
Madame, vous êtes la retenue dans l'abandon
la fierté du déshonneur
l'arbre dressé dans une forêt de cendre.
Madame
est une femme qui s'éloigne sur le boulevard ensoleillé.
Madame,
c'est le théâtre dans la ville
l'Amour qui fait tenir le coup.
Edwarda 4 Madame, janvier 2011, revue dirigée par Sam Guélini.
La citation de Michel Surya est extraite de l'entretien avec John Jefferson Selve, pages 122-125.
- Monsieur -
dimanche 30 janvier 2011
Fear Drop 15 : Saiwala, enquête sur l'esthétique musicale du vent.
Du souffle à l'ouragan, de la vague au baiser,
"le vent est une musique première".
Le numéro 15 de Fear Drop s'en fait l'écho.
Les auteurs y abordent leur sujet de façon didactique, claire et ordonnée.
Denis Boyer commence son premier article (Pour une cinématique des musiques bourdonnantes) par l'étude des disques publiés par trois labels de 2007 à 2009 : Afe Records pour l'Italie, Taâlem pour la France et Drone Records en Allemagne. Après avoir établi un rapide historique, il définit les axes de la musique ambiante expérimentale avec à chaque fois une sélection de disques.
Il use pour cela (au même titre que les autres collaborateurs de la revue) d'une langue poétique, imagée mais intelligible à mille lieux de la plupart des revues musicales gorgées d'un verbiage abscons et de franglicismes débiles.
Réflexions, rapprochements, références, Fear Drop multiplie les points d'ancrage, les repères, ouvrant un maximum de passerelles vers une musique que l'on peut qualifier de difficile d'accès.
Un coup d'œil sur le sommaire vaut d'ailleurs mieux qu'un long discours :
Julie Ramos accorde un extrait de la Nostalgie de l'Unité, son essai sur les rapports entre les paysages et la musique dans la peinture romantique, préambule intéressant par rapport à l'utilisation et à la transformation des éléments naturels dans la musique contemporaine.
Suit un court chapitre sur de l'arbre chantant à la harpe éolienne qui nous invite à approcher le vent.
Comme Le Parfum de Süskind éveillait l'odorat, ce numéro de Fear Drop nous fait prendre conscience de la valeur d'un souffle, tant au niveau de l'écoute que du ressenti : le corps comme instrument.
Plus loin, Jérôme Langlais nous décrit le travail de deux concepteurs de musique concrète et bruitiste (Chris Watson et B.J. Nilsen), leur approche singulière, et leur utilisation de l'enregistrement du vent : d'une carcasse de zèbre que pénètre le vent au ressac de la mer. Décoiffant.
Poursuivons notre lecture sur une sélection de disques analysés avec justesse et sérieux.
Après Cédric Peyronnet qui raconte quelques expériences d'explorations sonores liées au vent, la revue se prolonge Vers la Plaine avec Laurent Margantin, auteur et poète invité, preuve, s'il en était encore besoin, d'un éclectisme de choix.
Et nous pouvons fermer les yeux à l'écoute du CD, nous laisser transporter vers des pays intérieurs, nos âmes habitées.
On est loin de la musique d'ambiance et de Nature et Découvertes.
Fear Drop numéro 15. Saiwala, enquête sur l'esthétique du vent.
Revue dirigée par Régis Boyer.
Image de couverture : Zhao Mengfu.
Inclus, un CD-compilation de 14 titres : Neumes du vent.
De nombreux liens Internet à la fin de chaque article permettent de prolonger la lecture et l'écoute.
- Monsieur -
"le vent est une musique première".
Le numéro 15 de Fear Drop s'en fait l'écho.
Les auteurs y abordent leur sujet de façon didactique, claire et ordonnée.
Denis Boyer commence son premier article (Pour une cinématique des musiques bourdonnantes) par l'étude des disques publiés par trois labels de 2007 à 2009 : Afe Records pour l'Italie, Taâlem pour la France et Drone Records en Allemagne. Après avoir établi un rapide historique, il définit les axes de la musique ambiante expérimentale avec à chaque fois une sélection de disques.
Il use pour cela (au même titre que les autres collaborateurs de la revue) d'une langue poétique, imagée mais intelligible à mille lieux de la plupart des revues musicales gorgées d'un verbiage abscons et de franglicismes débiles.
Réflexions, rapprochements, références, Fear Drop multiplie les points d'ancrage, les repères, ouvrant un maximum de passerelles vers une musique que l'on peut qualifier de difficile d'accès.
Un coup d'œil sur le sommaire vaut d'ailleurs mieux qu'un long discours :
Julie Ramos accorde un extrait de la Nostalgie de l'Unité, son essai sur les rapports entre les paysages et la musique dans la peinture romantique, préambule intéressant par rapport à l'utilisation et à la transformation des éléments naturels dans la musique contemporaine.
Suit un court chapitre sur de l'arbre chantant à la harpe éolienne qui nous invite à approcher le vent.
Comme Le Parfum de Süskind éveillait l'odorat, ce numéro de Fear Drop nous fait prendre conscience de la valeur d'un souffle, tant au niveau de l'écoute que du ressenti : le corps comme instrument.
"On se trouve assurément dans la conversation des vents."
Plus loin, Jérôme Langlais nous décrit le travail de deux concepteurs de musique concrète et bruitiste (Chris Watson et B.J. Nilsen), leur approche singulière, et leur utilisation de l'enregistrement du vent : d'une carcasse de zèbre que pénètre le vent au ressac de la mer. Décoiffant.
Poursuivons notre lecture sur une sélection de disques analysés avec justesse et sérieux.
"Les disques que nous venons de traverser dans les sillages du vent, nous déploient la grande échelle de ses mouvements sonores."
Après Cédric Peyronnet qui raconte quelques expériences d'explorations sonores liées au vent, la revue se prolonge Vers la Plaine avec Laurent Margantin, auteur et poète invité, preuve, s'il en était encore besoin, d'un éclectisme de choix.
Et nous pouvons fermer les yeux à l'écoute du CD, nous laisser transporter vers des pays intérieurs, nos âmes habitées.
On est loin de la musique d'ambiance et de Nature et Découvertes.
Fear Drop numéro 15. Saiwala, enquête sur l'esthétique du vent.
Revue dirigée par Régis Boyer.
Image de couverture : Zhao Mengfu.
Inclus, un CD-compilation de 14 titres : Neumes du vent.
De nombreux liens Internet à la fin de chaque article permettent de prolonger la lecture et l'écoute.
- Monsieur -
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Zhao Mengfu
jeudi 14 octobre 2010
Edwarda
Edwarda porte son nom en référence à l'héroïne de Georges Bataille, prostituée déifiée par l'auteur.Edwarda est une revue de lettrés bon chic et mauvais genre parée de photos de demoiselles dévêtues.
Elle en est à son troisième numéro ; le premier était un peu boiteux dans sa forme, un peu léger dans son papier ; une ébauche de ce qui allait devenir cette élégante revue.
Mais, au milieu de tous ces "livres-magazines" aux frontières de l'art et de la mode comment la distinguer ? Comment la retrouver ?
Deux traits de caractère l'élèvent au dessus des autres : la distinction et le propos.
Edwarda est grande, racée, impeccable (peut-être un peu trop). Elle n'a pas besoin d'en faire des tonnes, d'en rajouter : une photo suffit à habiller son titre.
Mais la beauté des formes n'est rien sans un peu d'ombre, de profondeur...
Edwarda se relève après l'acte animal dans la lumière d'un volet entr'ouvert. Elle sort heureuse et apaisée, traverse un jardin sous le soleil d'un automne parisien.
Et la mélancolie nous gagne...
Bonheur de replonger dans la lecture d'auteurs modernes à l'écriture soignée ! Classiques, classieux, mais loin des réflexions égotiques et autres formules creuses qui terrassent le lecteur, les textes sont d'une grande tenue.
De Simon Liberati qui nous tient en haleine sur deux pages à Jean Paul Civeyrac qui libère des propos terrifiants d'Amour (superbe déclaration de possession), Edwarda a tenu sa promesse en frôlant la lisière de l'ivresse, entre érotisme et décadence.
Merci.
Edwarda 3 septembre 2010, revue dirigée par Sam Guelimi.
Edwarda 4.
- Monsieur -
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Simon Liberati
samedi 29 mai 2010
Vielles Maisons Françaises
Le dernier numéro de Vieilles Maisons Françaises est consacré au Cotentin. Outre le fait d'être bien illustrée, la qualité des articles rend cette revue particulièrement attrayante.En axant leur dossier sur le patrimoine du Cotentin, les auteurs de VMF mettent en avant les liens entre familles et territoires. De la baronnie de Bricquebec aux châteaux du XIXème, nous voilà plongés au cœur de ce "pays" bercé par les eaux.
Si VMF, en s'attachant aux "patrimoines en mouvement", pouvait permettre de préserver nos demeures et leur environnement, pouvait ouvrir les yeux de nos décideurs et redonner le goût du pays à ses habitants, nous en serions ravis!
L'urbanisation massive qui ravage un territoire déjà meurtri par les bombardements de 1945, la graphiose des ormes et le remembrement, n'arrange malheureusement pas la cote d'amour pour ce pays entre deux mers.
Mais VMF a l'enthousiasme volontaire : les deux pieds dans la terre et le cœur à l'ouvrage. Ses rédacteurs nous livrent une belle leçon d'histoire prolongée jusqu'à nos jours. Ils mettent en avant les habitants de ces vieilles maisons. Comme ils ont raison! Car, au delà de l'aspect nobiliaire et poussiéreux attaché à ces grandes demeures patrimoniales, on découvre tout le courage et le dévouement nécessaires pour les maintenir en "vie".
Plus loin, un chapitre sur les marais du Cotentin, leur intérêt et leur mise en valeur, ouvre des pages d'Histoire souvent méconnues. Un encadré souligne le caractère spécifique et ancestral des constructions en terre crue que l'on pourrait qualifier de "durables" et "écologiques".
Notons dès maintenant deux ouvrages forts bien faits sur le bâti en terre de la région :
Entre Sèves et Taute de Erwan Patte (Inventaire du Patrimoine de Basse-Normandie) aux éditions Cahiers du Temps.
Architectures en terre. Marais du Cotentin et du Bessin de Erwan Patte aux éditions Cahiers du Temps.
Reprenons maintenant notre balade sur Bricquebec avant de regagner Valognes. Promenons-nous au gré de notre humeur, c'est le principe des journaux : on les prend, on les laisse, on y revient au p'tit bonheur...
Quelques articles complètent la revue, qui sur Vilmorin, qui sur l'Hôtel Lambert (avec des conclusions pertinentes sur cette affaire).
Un texte rebondit sur l'actualité pour mettre à l'honneur la Cité Universitaire ; endroit étonnant et remarquable tant par son architecture que par l'esprit du lieu "né d'une volonté pacifiste d'entente des peuples à travers l'amitié entre étudiants, chercheurs et artistes du Monde entier."
Et l'on se prend à rêver comme au soir d'une promenade...
- Monsieur -
VMF la revue du patrimoine n°232 , mai 2010.
Merci à Nicole Coulon de nous avoir indiqué le site trouverlapresse.com pour que l'on puisse se repérer dans le dédale des kiosques.
À ceux qui voudraient prolonger leur visite, nous conseillons vivement les photos de Brisjo sur Balade en Cotentin.
Libellés :
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Erwan Patte,
marais du Cotentin,
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Vieilles maisons françaises,
VMF
jeudi 13 mai 2010
Livres de Papier
Le collectif Livres de Papier s'est créé en 2009 avec pour objectif de "résister à l'informatisation de l'écrit et du Monde".Énoncé de cette façon le propos est abrupt. Surprenant.
Combattre la dématérialisation en tant qu'atteinte à la liberté et au lien social, révèle une dimension rarement abordée dans le discours sur la numérisation.
Le Journal des réfractaires à l'Ordre numérique approfondit les craintes et les suspicions que l'on pourrait avoir vis à vis des "nouvelles technologies" ou plutôt de l'usage qui nous en est imposé.
Combattre la dématérialisation en tant qu'atteinte à la liberté et au lien social, révèle une dimension rarement abordée dans le discours sur la numérisation.
Le Journal des réfractaires à l'Ordre numérique approfondit les craintes et les suspicions que l'on pourrait avoir vis à vis des "nouvelles technologies" ou plutôt de l'usage qui nous en est imposé.
Leur revue est politique, avec des accents syndicaux ; pas vraiment radicale, pas toujours modérée. Elle peut hérisser plus d'un lecteur mais a l'avantage d'aborder le sujet de la numérisation sous un angle plus humain que technologique.
La réflexion est intéressante. Elle place au centre du débat la question de l'individu et la part de l'économie.
Il n'est d'ailleurs pas étonnant que leur combat rejoint en bien des points celui des communautés qui défendent le logiciel libre (curieux paradoxe).
Que l'on soit d'accord ou non avec eux, l'attention que l'on prêtera à leur journal ne sera pas du temps perdu.
La disparition des métiers du Livre est une réelle préoccupation, au delà de leurs transformations ; il s'agit de savoirs, du fondement même de nos sociétés qui se trouvent bousculés.
Sans aborder les aspects politico-économiques de Livres de Papier, j'ajouterai de l'eau au moulin de ses contributeurs en citant une anecdote concernant un prestataire de librairie. Celui-ci fournit des logiciels de gestion aux libraires, disquaires et papetiers. Je ne m'attarderai pas sur les fautes d'orthographe qui parsèment les différents messages de sa base de travail. Je citerai juste les termes utilisés par le technicien.
Là où le libraire parle d'éditeur, le technicien parle de marque. Là où le libraire commande des livres, le technicien commande des codes-à-barres aux fournisseurs. Pour le commercial comme pour l'informaticien, il y a donc un revendeur et un distributeur, entre les deux le livre est devenu un code-à-barres ; l'éditeur, une donnée insignifiante. Le décalage de perception et de concept est réel, même s'il peut se comprendre d'un point de vue professionnel ; le malaise est palpable...
Concernant la méfiance justifiée vis à vis des liseuses (pérennité du support, contrôle des lectures...), j'entamerai plutôt le chant des partisans en arguant que le cinéma n'a pas tué le théâtre, ni la photo la peinture. Et Internet ne tuera la télé que parce que l'usage et le contrôle de celle-ci en rendent le contenu affligeant.
Pour exemple de perspectives fabuleuses que les nouveaux supports offrent aux créateurs, je vous inviterais à regarder cette démo de Toy Story sur l'iPad (Aldus). Épatant ! Toute la gamme des produits dérivés Disney-Hachette déclinée sur un même support ! Les potentialités sont bluffantes. Au diable le marketing !
J'en veux pour preuve le dossier de Tony sur Du9 concernant les perspectives et possibilités de création grâce au numérique. L'article est, comme toujours sur ce site, fouillé et bien construit.
Notons aussi la position des auteurs par rapport au Livre numérique. Leur regroupement est une bonne chose dans un milieu où le cas par cas et la loi du silence sont monnaie courante.
- Monsieur -
Livres de Papier, journal des réfractaires à l'ordre numérique (à lire pour rester vigilant mais sans diaboliser).
Gratuit et disponible (entre autres) à la librairie Le Flâneur des 2 Rives au 60 rue Monsieur Le Prince dans le 6e arrondissement de Paris.
Collectif Livres de Papier, c/o Offensive, 21ter rue Voltaire, 75011 Paris.
Par correspondance, merci de les contacter à l'adresse livresdepapier@gmx.fr
La réflexion est intéressante. Elle place au centre du débat la question de l'individu et la part de l'économie.
Il n'est d'ailleurs pas étonnant que leur combat rejoint en bien des points celui des communautés qui défendent le logiciel libre (curieux paradoxe).
Que l'on soit d'accord ou non avec eux, l'attention que l'on prêtera à leur journal ne sera pas du temps perdu.
La disparition des métiers du Livre est une réelle préoccupation, au delà de leurs transformations ; il s'agit de savoirs, du fondement même de nos sociétés qui se trouvent bousculés.
Sans aborder les aspects politico-économiques de Livres de Papier, j'ajouterai de l'eau au moulin de ses contributeurs en citant une anecdote concernant un prestataire de librairie. Celui-ci fournit des logiciels de gestion aux libraires, disquaires et papetiers. Je ne m'attarderai pas sur les fautes d'orthographe qui parsèment les différents messages de sa base de travail. Je citerai juste les termes utilisés par le technicien.
Là où le libraire parle d'éditeur, le technicien parle de marque. Là où le libraire commande des livres, le technicien commande des codes-à-barres aux fournisseurs. Pour le commercial comme pour l'informaticien, il y a donc un revendeur et un distributeur, entre les deux le livre est devenu un code-à-barres ; l'éditeur, une donnée insignifiante. Le décalage de perception et de concept est réel, même s'il peut se comprendre d'un point de vue professionnel ; le malaise est palpable...
Concernant la méfiance justifiée vis à vis des liseuses (pérennité du support, contrôle des lectures...), j'entamerai plutôt le chant des partisans en arguant que le cinéma n'a pas tué le théâtre, ni la photo la peinture. Et Internet ne tuera la télé que parce que l'usage et le contrôle de celle-ci en rendent le contenu affligeant.
Pour exemple de perspectives fabuleuses que les nouveaux supports offrent aux créateurs, je vous inviterais à regarder cette démo de Toy Story sur l'iPad (Aldus). Épatant ! Toute la gamme des produits dérivés Disney-Hachette déclinée sur un même support ! Les potentialités sont bluffantes. Au diable le marketing !
J'en veux pour preuve le dossier de Tony sur Du9 concernant les perspectives et possibilités de création grâce au numérique. L'article est, comme toujours sur ce site, fouillé et bien construit.
Notons aussi la position des auteurs par rapport au Livre numérique. Leur regroupement est une bonne chose dans un milieu où le cas par cas et la loi du silence sont monnaie courante.
- Monsieur -
Livres de Papier, journal des réfractaires à l'ordre numérique (à lire pour rester vigilant mais sans diaboliser).
Gratuit et disponible (entre autres) à la librairie Le Flâneur des 2 Rives au 60 rue Monsieur Le Prince dans le 6e arrondissement de Paris.
Collectif Livres de Papier, c/o Offensive, 21ter rue Voltaire, 75011 Paris.
Par correspondance, merci de les contacter à l'adresse livresdepapier@gmx.fr
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informatisation,
Journal,
Livres de papier,
numérique,
numérisation,
revue
dimanche 18 avril 2010
Amer
Amer, c'est une littérature fin de siècle, exaltée, décadente et déviante.
C'est Barbey d'Aurevilly, Huysmans ou Rémi de Gourmont. C'est Élysé Reclus mais aussi Marcel Schwob et Octave Mirbeau. Ce sont les médecins de l'âme et du corps, ce sont des oubliés, ce sont des anarchistes.
C'est le XIXème siècle prolongé.
Amer, c'est un romantisme classieux, revu et corrigé par des punks mâtinés de gothiques; et tant pis si je me trompe, ce sont des esprits libres et vivants!
Amer est une griffe, un collectif d'auteurs qui donne de la voix et des envies de lecture. Les gaillard(e)s ont la langue bien pendue, la passion contagieuse.
Leurs critiques ravageuses et plaisantes démolissent aussi bien qu'elles encensent. On pourrait même les lire - au delà du sujet (mais ce serait dommage) - pour le plaisir du style, avec ses petits finesses, ses finitions : le choix des mots, la façon de les amener... c'est goûtu et souvent savoureux.
Le ton est efficace, la liberté revigorante. On a envie d'aller plus loin, de prolonger la découverte ; Amer, c'est le plaisir multiplié.
Amer n'est pas une revue littéraire obscure et emberlificotée. C'est une drogue sans suicide, c'est le flottement avant l'ivresse. Amer est une revue que l'on n'aimerait pas voir finissante.
Quelques illustrations parsèment l'ensemble dont celles d'Anne Van der Linden et de Mirka Lugosi, artistes pour lesquelles je confesse un léger faible.
J'ai volontairement placé la quatrième de couverture en exergue de cet article non par volonté de censure mais parce que l'image - de tête - "joyeusement dégueulasse" de Reinhard J.Lenz peut heurter certains lecteurs de ce blog ouvert à tous vents. On peut toutefois la retrouver ici (mais n'allez pas vous plaindre après).
- Monsieur -
Amer numéro 3 est éditée par les Âmes d'Attala.
Une critique du numéro 1 est à lire sur le site de Lekti-écriture.
C'est Barbey d'Aurevilly, Huysmans ou Rémi de Gourmont. C'est Élysé Reclus mais aussi Marcel Schwob et Octave Mirbeau. Ce sont les médecins de l'âme et du corps, ce sont des oubliés, ce sont des anarchistes.
C'est le XIXème siècle prolongé.
Amer, c'est un romantisme classieux, revu et corrigé par des punks mâtinés de gothiques; et tant pis si je me trompe, ce sont des esprits libres et vivants!
Amer est une griffe, un collectif d'auteurs qui donne de la voix et des envies de lecture. Les gaillard(e)s ont la langue bien pendue, la passion contagieuse.
Leurs critiques ravageuses et plaisantes démolissent aussi bien qu'elles encensent. On pourrait même les lire - au delà du sujet (mais ce serait dommage) - pour le plaisir du style, avec ses petits finesses, ses finitions : le choix des mots, la façon de les amener... c'est goûtu et souvent savoureux.
Le ton est efficace, la liberté revigorante. On a envie d'aller plus loin, de prolonger la découverte ; Amer, c'est le plaisir multiplié.
Amer n'est pas une revue littéraire obscure et emberlificotée. C'est une drogue sans suicide, c'est le flottement avant l'ivresse. Amer est une revue que l'on n'aimerait pas voir finissante.
Quelques illustrations parsèment l'ensemble dont celles d'Anne Van der Linden et de Mirka Lugosi, artistes pour lesquelles je confesse un léger faible.
J'ai volontairement placé la quatrième de couverture en exergue de cet article non par volonté de censure mais parce que l'image - de tête - "joyeusement dégueulasse" de Reinhard J.Lenz peut heurter certains lecteurs de ce blog ouvert à tous vents. On peut toutefois la retrouver ici (mais n'allez pas vous plaindre après).
- Monsieur -
Amer numéro 3 est éditée par les Âmes d'Attala.
Une critique du numéro 1 est à lire sur le site de Lekti-écriture.
Libellés :
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Ames d'Attala,
Anne Van Der Linden,
Mirka Lugosi,
revue
mercredi 14 novembre 2007
Papiers Nickelés

La "revue de l'image populaire" est trimestrielle. La couverture présentée ci-contre est celle du deuxième trimestre 2007 mais la suivante (que je n'ai pas lue) est encore plus belle.
Papiers Nickelés a été fondée il y a quelques années par des passionnés. Ceux-ci se sont associés afin de promouvoir la création d'un centre d'étude (C.I.P.) où seraient collectés et préservés les travaux, dessins, illustrations de créateurs d'images. Ce lieu permettrait de sauver un patrimoine souvent délaissé, de le mettre en valeur (numérisation) et d'en gérer éventuellement les droits.
En attendant, leur journal offre une reconnaissance à des dessinateurs connus ou oubliés. Il mêle habilement l'érudition des textes à de nombreux dessins hétéroclites. Instructif mais jamais assommant, il n'y a pas de différence de traitement entre un affichiste et un dessinateur de presse, entre un dessinateur contemporain et un dessinateur du XVIIIème siècle. Il n'y a pas de hiérarchie entre l'historique d'un logo (Larousse) et le rappel d'un fait de société (procès des caricatures). Les collaborateurs de cet organe ont une curiosité doublée d'une absence de préjugé qui donne toute sa valeur à leurs articles. Ce fourre-tout fabuleux est une mine dans laquelle il y a toujours un trésor à découvrir. On referme chaque numéro avec l'envie d'en savoir plus, de faire des recherches sur tel ou tel dessinateur, de glaner des images dans les bibliothèques, sur les quais, d'aller chercher dans les greniers, chez votre grand-mère (et pourquoi pas chez la mienne?).
Il serait dommage de passer à coté de cette source de bonheur.
-Monsieur-
Collectif C.I.P.
Adresse de la messagerie:
papiers.nickeles@wanadoo.fr
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