jeudi 15 mars 2012

Le Cabaret du Père Lunette

Il y a quelques mois, une façade anodine, assez sale, dans une rue peu fréquentée du 5e arrondissement de Paris, a commencé à m'intriguer.

Rien de bien intéressant, me direz-vous, des rideaux de magasins baissés depuis des années, ça court les rues...

Oui, mais...

Ce magasin qui n'a l'air de rien recèle un trésor inattendu, les traces de ce que pouvait être le quartier Maubert à la fin du 19e. Ici, au 4 rue des Anglais, se trouvait le Cabaret du Père Lunette.


À lire sur l’Écho des Façons.

- Madame -

dimanche 4 mars 2012

Le livre-puzzle de Zarafa

Rémi Besançon et Jean-Christophe Lie ont bâti leur projet à partir de faits historiques : la girafe Zarafa fût offerte à Charles X par le pacha d’Égypte. Bien que la réalité fût elle-même pleine de surprises et d'intérêts scénaristiques (notamment sur le plan humain), les réalisateurs s'en sont éloignés pour nous offrir un dessin animé d'aventure où les rebondissements succèdent aux drames. L'amitié entre Maki, un jeune garçon intrépide et Zarafa y trouve une place de choix.
Le récit est limpide, le voyage exaltant.
Une petite troupe prend en charge la girafe, quitte les somptueux paysages de l'Afrique et traverse la Méditerranée, affronte les montagnes enneigées, marche des kilomètres pour aboutir au Jardin des Plantes, à Paris : le grand écran fait des merveilles !
 

Le livre-puzzle qui en découle est plutôt bien fait dans sa simplicité. Il n'est pas nécessaire d'avoir vu le dessin animé pour comprendre l'histoire, les ellipses propres à ce genre d'album ne gênant pas la lecture. Autre avantage pour les cœurs sensibles, il résume en 5 étapes le trajet de Zarafa sans aborder le fonds de l'histoire (trahison, séparation, violence, mort...).
L'ouvrage présente quelques scènes-phares accompagnées de trois, quatre lignes : cinq puzzles de  trente-cinq pièces assez difficiles à réaliser. Les enfants pourront d'autant mieux apprécier la beauté des images qu'ils passeront du temps à les recomposer.

Le livre-puzzle de Zarafa publié en janvier 2012 aux éditions Nathan
d'après le dessin animé de Rémi Besançon et de Jean-Christophe Lie.

- Monsieur -

mardi 21 février 2012

La Trahison des Éditeurs

Thierry Discepolo est un éditeur indépendant (Agone), marqué "à gauche" par ses convictions et sa ligne de conduite. C'est un homme droit dans ses bottes, radical. Le livre, pour lui, n'est pas un produit comme les autres ou ne devrait pas l'être. L’édition, de par sa nature, est forcément une tribune, un diffuseur d'idées, outil de débat mais également de propagande. Le constat est sociétal, politique : le livre n'est pas un média anodin.

Thierry Discepolo n'hésitera pas, dans une démonstration implacable et militante, à dénoncer le danger que représentent les superstructures commerciales pour l'indépendance éditoriale et donc pour la liberté d'expression. Il attaque, montre du doigt les connivences avec le pouvoir et réserve ses traits les plus durs aux éditeurs indépendants, ceux qui jouent dans la cour des grands : "Trahison" le mot est fort, proche de l'anathème. Mais n'a-t-il pas raison de pointer le double discours de ceux qui se servent d'un système tout en le critiquant ?

Car au delà de l'analyse précise, détaillée et nominative de l'édition française, au delà du combat où chaque assaut fait mouche, la question qui se pose est de savoir si des prises de position anticapitalistes sont tenables au sein même du système dénoncé.
Le système marchand dissout-il toute radicalité, toute pensée dans un effet "Kleenex" ? La grande distribution n'a-t-elle pas tendance à noyer les idées, les neutraliser dans un va-et-vient régulier et monotone ? La littérature n'est-elle pas aseptisée pour répondre à des impératifs de vente rapide et efficace ? Certains pensent que non : pour eux, la messe est dite. D'autres essayent de biaiser, jouer sur les deux tableaux : vendre leurs livres sans y laisser leur âme.
Pour Thierry Discepolo, la chose est impossible : l'histoire récente lui en fournit les preuves.

Pour lui, la petite édition peut vivre en dehors des gros groupes tout en restant intègre, intransigeante, en acceptant de travailler sur le temps long et non à brève rentabilité. Il faut rester fermes, auteurs comme éditeurs, savoir ce que l'on veut défendre car le danger du système capitaliste est une hyper-concentration des pouvoirs avec un contrôle de la pensée et une atonie des foules. Voilà la vraie menace.

La Trahison des Éditeurs, de Thierry Discepolo, aux éditions Agone (Contre-feux), 2011.

- Monsieur -

dimanche 12 février 2012

Vice

Vice, c'est d'abord un ton ; drôle, enlevé, détaché.
Une approche décomplexée du journalisme.
C'est une aventure où tout est "cool" , ce qui peut être énervant et sembler superficiel.
Mais Vice, c'est aussi des reportages "différents" autant dans leur spécificité que dans leur traitement.

Il pourrait, par certains aspects, rappeler le journal Actuel
car ses intervenants abordent les thèmes les plus divers sans aucun tabou, qu'ils soient légers ou douloureux (tatouages, drogues, mode, manifestation de l'Action Française, la vie en Corée du Nord, la vaginoplastie, les travestis en Indonésie...). Le terrain est souvent glissant mais l'approche est rafraîchissante tout en restant sérieuse.

Dans ce numéro de l'Enfant-Dragon, il est question d'exorcisme, de truands au Kenya, de la banque de sperme Cryos qui refuse les donneurs roux  mais aussi de la mode au Cambodge et du cinéaste Bruno Dumont...
Chaque sujet est présenté à la bonne franquette (malgré un vrai travail de préparation, d'écriture et de découpage) : on est en famille, entre potes. On navigue dans les marges avec décontraction.

Et on retrouve également des critiques de films, de disques et de livres, quelques pages dessinées et de nombreuses photos.

Mensuel et gratuit, il n'est malheureusement pas évident à trouver en dehors des grandes villes (pour la version française).
Mais ne pleurez pas, leur site Internet reprend tout ou partie de leurs reportages en texte, images et vidéos : une façon de vérifier que leurs collaborateurs et -trices n'ont pas froid aux yeux.

Vice, volume 6 numéro 2, février 2012. Illustration de couverture : David Choe.

- Monsieur -

mardi 7 février 2012

Le Plumier de la Nuit


Voilà longtemps que nous n'avions pas vu d'aussi beaux collages que ce soit dans leur composition ou dans leur force poétique ; composition harmonieuse d'où se dégage une atmosphère fantasmagorique, force poétique dans leur capacité à nous faire pénétrer au plus profond des rêves.

Mélanges d'illustrations et de gravures anciennes, leur puissance évocatrice imprime nos rétines de leur marque indélébile. Ce sont des aventures, des cauchemars, les tourments de la nuit... les angoisses vespérales propres à la vieille littérature, la chère littérature fin de siècle. Pierre Rojanski en est l'auteur, le magnifique démiurge !

De son côté, Hervé Delabarre a écrit des poèmes (dont la musicalité fait bouche) ajoutant du mystère à ces étranges paysages, le souffle tourmenté des mythologies anciennes.

Et l'éditeur, ainsi, réunit les "Deux Corps" dans une très belle union.

Le Plumier de la Nuit de Hervé Delabarre et de Pierre Rojanski aux éditions des Deux Corps, paru en octobre 2011.
250 exemplaires à l'impression soignée notamment dans la profondeur des noirs.

- Monsieur -

dimanche 5 février 2012

Pour la beauté du geste

Ce graffiti nocturne n'aura tenu que quelques heures après la levée du jour.


Non signé, éphémère, geste gratuit ou délire de potache, il se pose contre toutes les censures.

En soutien à celles et ceux qui refusent ou subissent les violences et les hypocrisies.
Une pensée particulière à Aliaa Magda ElmahdyA, blogueuse égyptienne et à Golshifteh Farahani dont le sein dévoilé n'a pas été du goût des autorités iraniennes.

- Monsieur -

En parallèle, un blog de dessins de nus, qui ne sera pas référencé sur google du fait de son contenu "inapproprié", c'est à dire jugé "adulte" même s'il n'est pas pornographique : Pour un dessin et quelques courbes.   

lundi 16 janvier 2012

Théorie des genres

La galerie Paris Exclusive - Art et Cosmétique située rue des Grands Degrés à Paris mélange Art et Beauté. C'est à la fois une galerie d'Art et un atelier pour le corps.

Pour reprendre Moustaki :
Avec ma gueule de métèque
De juif errant, de pâtre grec
Et mes cheveux aux quatre vents
Je n'oserai jamais y mettre les pieds.

L'artiste russe Asya Feoktistova y a été exposée (15 décembre 2011- 15 janvier 2012).
Je suis resté devant la vitrine intimidé par le contexte et les donzelles à l'intérieur. Les peintures accrochées sur rue avaient une certaine allure malgré un goût de déjà-vu.
Il y avait un communiqué de presse.


Le jugement est assez juste mais la tonalité m'a quelque peu gêné : " Malgré son allure de mannequin, elle a préféré le destin purement masculin de l'artiste, transformant tout ce qu'elle touche en œuvre créative. "
Je ne sais pas ce qu'aurait pensé Molinier du côté masculin de l'artiste...
j'imagine seulement la perplexité de la galeriste si Asya Feoktistova s'essayait pompière, maçonne ou Présidente de la République et ce, "malgré son allure de mannequin ".

- Monsieur -

mercredi 11 janvier 2012

Les conséquences des forages pétroliers : il faut le voir pour le croire

On entend de plus en plus régulièrement parler de gaz de schiste. Attendu comme le messie par les industriels pétroliers, tels Total ou Hess, il est censé sauver notre pays de la dépendance énergétique qui est la nôtre tout en créant un nombre louable d'emplois. Alleluia.

Mais un autre son de cloche résonne de plus en plus fort, au point d'inquiéter très vivement les populations, et par ricochet la classe politique. On polluerait notre eau, nos terres, au point de voir se réaliser concrètement sous nos yeux ébahis la terrible prophétie des écologistes endurcis, prévoyant que nos enfants risquent fort de ne jamais savoir à quoi ressemble un arbre, un oiseau insouciant ou un petit coin de potager. 
Comment faire le tri dans tout ça ?

Petite définition : le gaz de schiste, la fracturation hydraulique, qu'est-ce que c'est ?

Depuis plus de 60 ans, le gaz et le pétrole sont extraits de nos sous-sols par forage. La plupart de ceux-ci sont dits "conventionnels" : on fore un trou vertical sur quelques centaines de mètres, on puise le gaz ou le pétrole présent dans des poches creusées dans la roche, et on remonte le tout à la surface pour traitements divers.

Pour creuser ces trous, des derricks sont installés, qui supporteront les trépans (outils de forage), ceux-ci forent le sol jusqu'au niveau souhaité. Pendant le forage, une boue, conçue à partir d'eau, de sable argileux et d'un mélange détonant de produits chimiques, est injectée sous haute pression.

Cette boue a plusieurs objectifs : refroidir le trépan pour éviter la surchauffe, consolider les parois du trou, attaquer la roche, remonter ces déblais, qui seront analysés par des géologues pour connaître le potentiel en hydrocarbure du site foré, et permettre d'équilibrer la pression pour éviter des remontées trop brutales d'eau, de gaz ou de pétrole. 
Ces trous sont ensuite tubés par des cylindres de ciment.

(source : www.planete-energies.com, site Internet de Total).

Les forages dits "non conventionnels", eux, permettent d'atteindre la roche de schiste située à plus de 2000 mètres de profondeur. Dans cette roche est piégé le gaz qui intéresse tant nos pétroliers. 

Même principe de forage, sauf que la quantité de boue est bien supérieure, et que ce mélange risque à tout moment de s'échapper des conduits de ciment, de se balader dans le sous-sol terrestre et d'atteindre les nappes phréatiques. 
On les appelle des forages par fracturation hydraulique parce qu'arrivés au niveau du schiste, la pression de la boue couplée à une charge explosive placée au bout du forage vertical doit percer la roche de schiste à l'horizontal. En explosant, ce mélange fracture la roche et libère le gaz emprisonné dans la roche. 

L'eau hautement polluée ne remonte pas intégralement, entre 50% et 80% reste sous terre, et s'échappe par les micro-fissures créées par l'explosion. Celles-ci ne peuvent se reboucher à cause du sable contenu dans le liquide envoyé sous terre.

En plus de cela, des fuites peuvent se former dans les tubes de ciment utilisés pour le forage vertical, et laisser le liquide rejoindre la nappe phréatique.

L'animation proposée sur le site d'Owni est largement plus parlante que n'importe quel manifeste, je vous laisse la découvrir :



Une loi a été votée, des politiciens bienveillants veillent au grain, alors pourquoi s'inquiéter ?


Parce que les textes de lois n'interdisent en rien la recherche, et que les études utilisent la même procédure que l'extraction.

Donc pas d'inquiétude, si les politiciens veillent au grain... les foreurs ne sont pas loin non-plus.


Quand Zaza lève le petit doigt...

Nous avons appris que le préfet de Seine-et-Marne a autorisé la société Zaza Corporation (ce nom pourrait faire sourire s'il ne cachait pas des choses aussi graves), née de la fusion de Toreador et Hess, à forer 14 ouvrages de surveillance de la nappe phréatique de Champigny, sensément pour analyser sa qualité. Celle-ci fournit une large partie de l'Ile-de-France en eau.


Des pétroliers seraient donc qualifiés pour analyser l'eau ? Sur leurs propres deniers ? Ne serait-ce pas une façon d'obtenir des permis de forage ?
Disons qu' ils préparent simplement des forages par fracturation hydraulique, et doivent faire précédemment des enquêtes de terrain.



Il y a quelques mois, le 1er octobre exactement, s'est tenu un rassemblement contre ces forages à Blandy les Tours, charmant village du sud-ouest de la Seine-et-Marne. Là-bas, la société pétrolière canadienne Vermillon a rouvert des puits conventionnels, et a balancé pour cela un certain nombre de produits toxiques dans les sous-sols. (voir l'article du Collectif départemental 77 plus détaillé).


Organisé à la va-vite, ce rassemblement était décevant. Peu de personnes présentes (à peine 300 selon ma propre estimation), des médias sous-représentés, et aucun représentant politique de niveau national.
On était loin de la manifestation de Doue (77) le 5 mars 2011, et encore plus loin de celle du Larzac depuis que les questions environnementales contre les lobbys industriels existent.


Et pourtant, ce que j'ai vu à Blandy les Tours ce samedi 1er octobre m'a fait frémir.

Sachant qu'une image vaut mieux que tous les longs discours, les organisateurs nous ont emmenés voir un forage conventionnel, nommé "Cluster 3" par la compagnie pétrolière.


"Conventionnel" veut dire que c'est un forage classique, n'utilisant pas la technique de la fracturation hydraulique contre laquelle on se bat. Et pourtant, les dégâts sur la nature sont déjà considérables...


Séparée du site de forage par un petit chemin pédestre, à moins de 10 mètres, se trouve la petite mare que les organisateurs du rassemblement veulent nous montrer.




De loin, on voit un bouquet d'arbres un peu jaunâtres (on est le 1er octobre, pas grand-chose d'étonnant à cela). On s'approche, on regarde à travers cette ceinture de feuillus pour découvrir le point d'eau.


Là, effroi.


On a tous en tête les images de films catastrophes américains comme La Route, où les paysages semblent dévastés, où toute vie a disparu.


On se remémore des chansons alarmistes comme celle de Mickey 3D, Respire.


On se repasse en tête le film documentaire de Gasland.


Après une première rangée d'arbres encore feuillus, on découvre un point d'eau épais, une mare d'huile couleur vert pas clair, d'où émane une odeur pestilentielle, inquiétante.



Cette mare est en fait constituée de deux petits points d'eau séparés par un amas d'arbres morts et de terre spongieuse. Le point le plus proche du forage est le plus inquiétant : l'eau ne bouge pas, ne vit plus, stagne, et donne une impression d'épaisseur visqueuse pas très ragoûtante.




Ceux qui fument à proximité sont priés, avec humour, d'éteindre leur cigarette.
Les organisateurs nient toute responsabilité si des baigneurs sacrément allumés souhaitent s'y rafraîchir. Et on les comprend :


Dans un périmètre de 3 mètres autour de cette mare au diable, plus de végétation, plus d'animation : les arbres sont morts, n'ont plus d'écorce et les branches les plus fines sont tombées depuis belle lurette. Un tronc totalement nu de plus de 6 mètres de haut domine le lieu. Vision d'apocalypse.







Entre la mare et le site de forage, un gros tuyau passe sous le chemin de terre, d'où peuvent se déverser des eaux polluées provenant directement des puits de pétrole. Et on se demande qui est propriétaire de ce bout de terrain, de cette petite mare morte.

On imagine avec des sueurs froides ce qui arrivera quand les produits utilisés pour la fracturation hydraulique autour de Blandy et dans nombre de forages en Ile-de-France et partout ailleurs ( le Monde entier est concerné), se seront infiltrés dans les sources, se jetteront dans les nappes souterraines et remonteront dans les terres et les cultures...

Au fait, quid des betteraves qui poussent autour de ce forage ?

Au Québec, fortement concerné par la fracturation hydraulique, des artistes se sont mobilisés et proposent cette vidéo :






En 2011, la mobilisation en France et en Europe a permis de faire reculer les industriels d'un petit pas. Les sociétés Toreador, Hess, Vermillon, Shell et consorts ont été mises sur le devant de la scène, à l'insu de leur plein gré.

N'oublions pas Total, qui a fait appel en France de l'interdiction de forage par fracturation hydraulique (autorisé par Jean-Louis Borloo quand il était secrétaire d'État à l'écologie ), et qui vient d'acheter des parts dans l'extraction de gaz aux USA.


N'oublions pas non-plus que ces forages non conventionnels ne concernent pas seulement l'Europe, le Canada et les États-Unis, mais aussi l'Océanie, l'Afrique et l'Asie.


Pour compléter ce billet, je conseille la lecture du livre de deux journalistes indépendants, Marine Jobert et François Veillerette , Le vrai scandale des gaz de schiste publié en 2011 aux éditions Les liens qui libèrent.

 - Madame -

vendredi 25 novembre 2011

Little Big Things

Pascal Campion dépeint le bonheur fragile, celui des petits riens, celui auquel on ne prête pas attention mais qui est le moteur de la vie.
Un regard, un paysage, une saison... c'est le sentiment diffus du plaisir quotidien, c'est la photo qu'on ne peut pas prendre, le sourire qui s'efface...

C'est une sensation de bien-être dans des petits dessins.

Une atmosphère : celle des fins de saison où le réconfort est plus doux que le poids des soucis, où l’insouciance est le ciment des jeux et la famille un puits d'amour et de tendresse.
Pascal Campion nous brosse le portrait de son American way of life, avec une fraîcheur reposante et beaucoup de poésie.

Little Big Things est un hymne à la paix, le don de la joie simple : un homme, une femme et leurs petits. Mais c'est aussi, de part et d'autre, un bestiaire qui défile. Oh ! Ne vous attendez pas à voir des monstres hyper-puissants ni des robots dévastateurs mais plutôt des bonhommes à décorer les chambres d'enfants, des animaux qui s'épanouissent dans le coton des nuages et des pirates de carnaval dans le sable des rêves.

Mais, chhuuuutttt ! Regardez ! La lumière claque joyeusement ! Tout bruisse.

C'est le train du départ, le concerto des bons amis. Quelle allégresse !
Venez, ne vous faîtes pas prier, embarquez avec nous !
Et laissez-vous bercer par ces moments de douceur infinie !

Little Big Things de Pascal Campion, par Brandstudio Press, à déguster en famille.
Disponible sur le site de l'éditeur et, dans de rares librairies en France (Pulp's Art à Paris...).

- Monsieur -

mercredi 23 novembre 2011

Le Chat Potté, le livre de coloriages en 3D

Les médias s'interrogent régulièrement sur l'intérêt de la 3D au cinéma alors que dire de l'utilisation de celle-ci dans un cahier de coloriage ?
Que c'est idéal pour un enfant qui a des problèmes de vue et encore mieux pour celui qui en aura ?
Que colorier avec des lunettes bicolores relève de l'exploit et que colorier sans n'est pas moins honorable ?


Si vous y voyez une forme d'amusement, d'approche pédagogique ou de premier contact avec les anaglyphes, n'hésitez pas,
si votre enfant a des difficultés de perception de l'espace, c'est pour lui !
Si vous voulez énerver l'enfant méticuleux, précis, maniaque, celui qui vous tient tête, offrez-lui ; là, ça me fera plaisir !
En revanche, si votre enfant est daltonien, ce n'est pas la peine, il risquerait de vous bluffer !

Le Chat Potté, le livre de coloriage de Dreamworks aux éditions Gallimard
fourni avec des lunettes 3D. novembre 2011.

- Monsieur -